Fiche nuisible

Rongeurs : rats et souris

Identifier rats, souris et signes de rongeurs : taille, couleur, excréments, lieux fréquents, signes d’activité, risques et contexte utile.

Rat
Rongeurs

Identification

Signes utiles à comparer

Ces informations servent à orienter l’identification. Une photo et le contexte exact restent importants avant toute conclusion.

Rat brun

Rattus norvegicus

Autres noms : surmulot, rat d’égout, rat gris, rat de Norvège, Mus decumanus.

Taille : corps env. 20–28 cm, queue souvent plus courte que le corps ; 140–500 g selon les individus.

Couleur / aspect : brun à gris, ventre plus clair, silhouette massive, museau plutôt arrondi

Excréments / traces : 10–30 mm selon les sources, souvent autour de 18–20 mm ; foncés/noirs si frais, plus ternes en vieillissant ; forme épaisse, fuselée ou cylindrique, extrémités plutôt émoussées ; odeur d’urine/ammoniaque possible en cas d’activité importante.

Signes fréquents : grosses déjections, bruits lourds la nuit, traces grasses le long des murs, dégâts de rongement, terriers, passages au sol, odeur forte.

Lieux typiques : caves, égouts, garages, cuisines, locaux poubelles, abords des bâtiments.

Informations importantes

Originaire d’Asie centrale ou du nord de la Chine selon les hypothèses, le rat brun s’est diffusé largement avec les échanges humains. En milieu urbain, il joue un rôle écologique de consommateur opportuniste, mais sa présence dans les bâtiments doit être contrôlée à cause des contaminations alimentaires, dégâts et risques sanitaires.

Pourquoi contrôler sa présence ?

Peut exposer à des agents pathogènes par l’urine, les excréments, la salive ou les morsures ; la leptospirose et certains hantavirus font partie des risques à considérer avec les rongeurs.

Rat noir

Rattus rattus

Autres noms : rat des greniers, rat des champ,  mus rattus, Mus alexandrinus.

Taille : corps env. 16–24 cm ; queue généralement plus longue que le corps.

Couleur / aspect : noir, gris foncé ou brun noisette, ventre plus clair ; silhouette fine, grandes oreilles, excellent grimpeur.

Excréments / traces : environ 10–15 mm, souvent 12–13 mm ; plus fines que celles du rat brun ; extrémités pointues ; noir brillant si frais ; odeur possible mais généralement moins lourde que dans les fortes infestations de rat brun.

Signes fréquents : bruits dans les plafonds, combles et greniers, passages en hauteur, crottes fines, câbles ou matériaux rongés.

Lieux typiques : greniers, toitures, faux plafonds, bâtiments anciens, zones sèches en hauteur.

Informations importantes

Le rat noir est associé depuis longtemps aux routes commerciales. Originaire d’Asie tropicale, il est documenté en Europe antique et médiévale. Il a été historiquement lié à la circulation de la peste bubonique par l’intermédiaire des puces, même si les recherches modernes nuancent le rôle exclusif du rat dans la dynamique de la peste noire.

Pourquoi contrôler sa présence ?

Peut être associé à des risques sanitaires via urine, excréments, parasites et contamination indirecte ; il a été historiquement associé à la peste ou encore au typhus transmis par les puces et à d’autres risques.

Souris grise

Mus musculus

Autres noms : souris commune, souris de maison.

Taille : corps env. 6–10 cm, queue souvent proche de la longueur du corps ; 15–30 g environ

Couleur / aspect : gris, brun clair à brun foncé, ventre plus clair ; museau pointu, grandes oreilles par rapport au corps.

Excréments / traces : 3–8 mm ; petites crottes noires/brunes, fines, souvent pointues aux deux extrémités, aspect grain de riz foncé ; odeur musquée ou ammoniacale possible ; une souris peut produire de nombreuses crottes par jour.

Signes fréquents : petits grattements, emballages grignotés, crottes nombreuses et dispersées, odeur musquée, passages derrière meubles et électroménager.

Lieux typiques : cuisines, placards, réserves, garages, faux plafonds, locaux alimentaires.

Informations importantes

Mus musculus s’est fortement adaptée aux habitations humaines et aux réserves alimentaires. Elle a accompagné les déplacements humains, ce qui explique sa large répartition mondiale.

Pourquoi contrôler sa présence ?

Peut contaminer les aliments et surfaces par urine, excréments et salive ; certains rongeurs sont associés à des agents infectieux, d’où l’importance d’éviter le contact direct avec les traces.

Rats, histoire et risques sanitaires

Le rat noir, Rattus rattus, anciennement cité sous des synonymes comme Mus alexandrinus, est historiquement associé aux routes commerciales et à la diffusion de parasites comme les puces. Il a longtemps été présenté comme un acteur important dans la circulation de la peste bubonique et de la peste noire, même si les recherches modernes nuancent l’idée d’un responsable unique.

La peste noire du XIVe siècle aurait tué environ un quart à un tiers de la population européenne selon certaines synthèses, et des estimations historiques montent parfois jusqu’à environ la moitié selon les régions. À titre de comparaison, la Seconde Guerre mondiale a causé environ 70 à 85 millions de morts, soit approximativement 3 % de la population mondiale de l’époque : les deux événements sont très différents, mais cela montre l’ampleur exceptionnelle des grandes crises sanitaires historiques.

Les événements survenus en 2026 liés à l’hantavirus rappellent qu’un risque sanitaire associé aux rongeurs n’est pas seulement historique : l’exposition aux urines, aux excréments et à la salive de rongeurs doit être prise au sérieux. Cela ne signifie pas qu’il faille diaboliser l’animal : il a sa place dans l’écosystème, mais pas dans les bâtiments, les cuisines, les réserves alimentaires ou les zones de vie humaines. Son contact avec l’humain doit être le plus limité possible.     

À faire avant l’intervention

Limiter l’activité des rats et souris

Ces gestes simples réduisent les sources d’alimentation, facilitent l’identification des passages et évitent d’aggraver la situation avant une dératisation.

  1. Isoler les aliments dans des boîtes fermées, idéalement en plastique rigide ou en métal, y compris les croquettes et les réserves stockées en cave, garage ou buanderie.
  2. Nettoyer les miettes, graisses et restes alimentaires. Une souris peut se contenter de très peu de nourriture par jour : les petites sources suffisent à entretenir son activité.
  3. Sortir les poubelles régulièrement et, si possible, les placer dans des contenants fermés, hors de portée des rongeurs.
  4. Éviter de déplacer tous les indices trop rapidement : crottes, traces de passage et zones rongées aident à comprendre les accès.
  5. Si l’activité continue, nous contacter afin de mettre en place une solution adaptée et durable.

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Identifier un nuisible

Comparer les signes visibles et transmettre une photo ou une description avant intervention.

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Zones desservies

Dératisation rats et souris par commune

Rongeurs par espèce

Identifier plus précisément

Les rongeurs se différencient par les excréments, les bruits, les accès et le lieu d’activité.

Rat brun

Sol, cave, égout, terriers, grosses crottes.

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Souris domestique

Petites crottes, cuisine, cloisons.

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